Sleeve Tunisie: Chirurgie de l'obésité

Video témoignage

Quels sont les patients concernés :

Cette technique n’implique pas la présence d’un corps étranger comme l’anneau gastrique. Elle est indiquée chez le patient dont l’IMC est entre 35 et 40 avec cause de morbidité.

Pourquoi la sleeve :

Plus récente que l’anneau gastrique, la sleeve gastrectomie consiste à couper la partie supérieure de l’estomac qui secrète la ghréline, l’hormone responsable de la sensation de faim.

Comment se déroule la sleeve :

Cette chirurgie bariatrique se fait sous anesthésie générale et sous cœlioscopie. Elle dure entre 1 à 3h et nécessite une hospitalisation de 5 jours à 1 semaine selon l’importance de l’acte pratiqué. Après avoir gonflé l’abdomen avec un gaz CO2, le chirurgien introduit dans le ventre un tube optique relié à une caméra qui retransmet l’image sur un écran. Durant l’intervention, le chirurgien coupe la poche de l’estomac appelée fundus, de façon à ce qu’il forme une sorte de tube (sleeve en anglais). Ainsi rétréci, l’estomac ne peut accepter que de petites quantités de nourriture. Sachant que c’est dans cette partie précisément que se trouve la ghréline (hormone de la faim), une fois opéré le patient a moins faim.

Les formalités pré-opératoires :

La sleeve ne peut s’envisager qu’après un bilan complet effectué en ambulatoire dans le pays d’origine. Ce dernier inclus la consultation d’un nutritionniste d’un endocrinologue, d’un cardiologue et d’un pneumologue. La pratique d’une fibroscopie gastrique permettra de vérifier l’état de l’estomac afin d’éliminer une hernie hiatale ou une œsophagite sévère avec reflux.

Quels sont les avantages de la sleeve :

Après une sleeve, l’estomac conserve un fonctionnement quasi normal.

D’autre part, en faisant chuter de façon définitive le taux de ghréline, la sleeve facilite la mise en place d’habitudes alimentaires plus saines et équilibrées. Libéré de son envie de manger, le patient change totalement et sans trop de contrainte(s) son rapport à l’alimentation. Les envies de grignotages et les grosses portions sont éliminées, ce qui améliore le confort de vie du patient.

Qu’en est-il des douleurs:

Les douleurs se ressentent le jour de l’intervention et durant la première nuit. Pour limiter le risque d’adhérences cicatricielles dû à un dysfonctionnement du processus de cicatrisation, le patient ne doit ni boire ni manger les premiers jours post-opératoires. Pour pallier le manque de nourriture et de liquide, il est maintenu sous perfusion. Une radio de contrôle est réalisée avant d’autoriser la prise d’aliments liquides et semi liquides à la 48ème heure post opératoire.

 Le suivi post-opératoire :

Durant la première semaine, le patient doit se contenter d’aliments liquides et semi liquides (soupes, laitages, jus de fruits). Pendant deux autres semaines, seuls les aliments mous, pâteux, ou mixés sont autorisés. Passé ce laps de temps, les aliments à mastiquer sont progressivement réintroduits. Lors de la première année, le patient devra aussi consulter régulièrement une nutritionniste.

 Quelles sont les possibles complications :

Bien qu’elle soit assez rare, la survenue d’une sténose (rétrécissement sur toute la longueur de l’estomac due à une agrafe trop serrée) ou d’une fistule (fuite provoquée par des agrafes qui lâchent sous la pression de l’estomac) peut se produire. Si la pratique d’un scanner confirme le diagnostic, une ré intervention en urgence, avec nettoyage et drainage, pourra être effectuée. L’apparition de douleurs, d’un pouls rapide et de fièvre sont des signes alarmants à prendre très au sérieux et à signaler au chirurgien.

Des saignements post-opératoires peuvent dans certains cas nécessiter une transfusion sanguine. Si ces derniers persistent, une nouvelle intervention sera nécessaire pour évacuer les caillots responsables de l’hémorragie. Quelle que soit la technique opératoire utilisée, son but est de stopper l’hémorragie et de réduire le risque de récidive hémorragique.

 Y-a-t-il un risque d’échec :

Le non-respect des nouvelles règles alimentaires et d’hygiène de vie pourra fortement compromettre les résultats de la sleeve.

 Qu’en est-il de la perte de poids :

Elle dépend du sérieux du patient et de sa volonté à se plier aux nouvelles recommandations alimentaires. D’une manière générale, elle est supérieure et plus durable à celle procurée par l’anneau gastrique. Le confort de vie est nettement supérieur à celui de l’anneau gastrique et les résultats à long terme vont aussi avoir moins de complications.

Qu’est-ce qui va changer après l’opération :

Les résultats d’une Sleeve Gastrectomie doivent être entretenus par la pratique d’une activité physique régulière et le suivi d’une hygiène alimentaire saine.

L’activité physique en question doit être adaptée à la condition physique du patient, à son âge, à son état de santé et à son poids.

Le comportement alimentaire après l’opération :

Suite à une sleeve gastrectomie, le patient doit suivre une hygiène alimentaire saine. Il est préférable de consulter un nutritionniste qui assurera un suivi personnalisé et conseillera le patient quant aux bons réflexes en matière de nutrition.

Le nutritionniste est en effet en mesure d’établir un calendrier nutritionnel pour aider son patient à organiser ses repas sur son lieu de travail.

 D’autres chirurgies peuvent-elles y être associées :

Après une chirurgie bariatrique, le patient qui souffrait d’obésité peut avoir recours à différentes techniques de chirurgie esthétique en vue de retrouver une belle silhouette notamment en supprimant les excès de peau et/ou les résidus de graisse.

C’est ainsi que plusieurs techniques de chirurgie esthétique de la silhouette sont envisageables en vue d’embellir le corps.

L’abdominoplastie par exemple, permettra au patient de retrouver un ventre plat, raffermi et une taille fine.

La liposuccion quant à elle permettra de supprimer les résidus de graisse.

Le lifting permettra également d’embellir la silhouette en redrapant la peau au niveau des fesses, des bras et des cuisses.

Il est également possible de recourir à un lifting cervico-facial en vue de corriger l’apparition de rides et de sillons provoqués par une perte importante de poids.

Quant aux seins, une réduction mammaire permettra de retrouver un volume adapté à la nouvelle silhouette.

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